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Réflexion de février 2012 : l’ostéopathie, une profession de santé ?

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A l’heure où l’on peut voir chacun des acteurs de l’ostéopathie se positionner contre un projet ou encore contre une autre association, Res0sté0 qui se veut novateur aussi bien dans son fonctionnement propre que dans ses propositions, a mis en place via le « think tank la double arche » un processus de réflexion et vous livre ci après ses conclusions.

L’objectif clairement défini est pour nous de nous positionner pour.
Pour l’ostéopathie en tant que profession de Santé.

Tous les jours dans nos cabinets, nous prenons la santé de nos patients en mains. Nous avons tous été formés aux notions de prévention, de soin, qu’offrent les techniques ostéopathiques qui, en agissant sur la structure modifient la fonction du corps de nos patients.

Nous pensons que l’encadrement actuel de notre profession n’est pas totalement satisfaisant et que l’ostéopathie a sa place dans le Code de la Santé Publique. Cette réglementation ampute notre champ d’exercice, morcèle la profession en trois catégories de porteurs de titre et limite le cursus de la formation à 3 années. A terme, voire à court terme, l’ostéopathie est en danger. Notre profession s’éloigne lentement de sa vocation première de médecine holistique.

La Loi de mars 2002 n’ayant reconnu qu’un titre, le ministère de la santé ne reconnaîtra pas une profession, bien que dans les faits nous puissions assimiler l’ostéopathie à une profession dans la mesure où l’exercice unique de cette activité permet à des professionnels de gagner leur vie.
Pour le ministère, nous ne sommes que des personnes autorisées à user d’un titre délivrant une prestation de services à des clients.

Le pouvoir réglementaire n’a pas les outils nécessaires pour structurer réellement les professions émergentes dans le domaine de la santé comme peut l’être l’ostéopathie, avec pour conséquences des lois votées qui sont dénaturées par les décrets d’application ou qui manquent de portée.
En attendant, le contexte de l’exercice de notre profession se durcit pour les jeunes professionnels qui éprouvent de plus en plus de difficultés à vivre de leur métier.

Chacun d’entre nous doit s’amener à réfléchir sur la place de l’ostéopathie dans le système de soin et professionnel français. Nous pensons que seules deux possibilités s’opposent :

  • La voie de la sanitarisation tout d’abord. L’ostéopathe délivrant des actes de prévention et de soins aux personnes et notre ministère de tutelle étant le Ministère en charge de la santé, l’ostéopathie devrait être codifiée dans le Code de la Santé Publique
  • La voie du bien être, soit aucune forme de codification pour notre profession.

La voie du bien être est probablement la proposition la plus libérale. C’est aussi celle pour laquelle il n’y a pas besoin de faire évoluer les choses. 3 années de formations pour une profession de bien être sont amplement suffisantes et il n’y a pas ou peu de nécessité d’encadrement de l’exercice, etc..
En effet, une profession est normalement régie par des règles d’exercice, communément appelées code de déontologie. En l’absence d’encadrement ou de règles déontologiques applicables à l’ensemble des professionnels comme c’est le cas actuellement pour l’ostéopathie, nous allons très certainement nous retrouver confrontés à des publicités et formes de communications agressives, ne mettant en valeur ni le professionnel, ni la profession.
De plus, notre devoir de professionnels face à cette situation laissant le champ ouvert à toutes formes d’exercice, sera également d’anticiper la sinistralité. Une forme de principe de précaution peut parfaitement s’appliquer à notre profession. Des ostéopathes formés en 3 ans ne peuvent garantir la sécurité du patient que ce dernier est en droit d’attendre d’un praticien formé en 5 ou 6 années. A moins de ne plus utiliser de techniques « à risques » dénaturant alors l ‘exercice et la profession d’ostéopathe, ou de ne pas savoir reconnaître des signaux d’alerte sur l’état de santé du patient nécessitant un autre prise en charge par un professionnel de santé.

Il y a donc une nécessité de créer un espace dans le Code de la Santé Publique pour notre profession à laquelle une proportion de plus en plus grande de la population s’adresse, afin de l’encadrer d’une manière plus responsable.

Les professions qualifiées de professions de santé actuellement règlementées dans le CSP sont des professions dont les actes de soins ont pour objectifs de soigner ou de rééduquer des pathologies ou maladies. Ce sont celles qui interviennent lorsque le pronostic vital peut être engagé. Néanmoins, la définition de l’OMS explique que la Santé ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. Le champ d’application de l’ostéopathie, conforme à la définition de ses fondateurs, a pour objectif de maintenir l’état de Santé du patient.
Il est important de noter que les actes des professionnels de santé codifiés dans la 4ème partie du Code de la santé publique (CSP) c’est à dire celle qui concerne les professions de santé, ne sont pas tous remboursés par l’assurance maladie. Les diététiciens en sont un exemple.

Le fait sociétal pose une problématique au pouvoir réglementaire qui se voit contraint par le Législateur, d’envisager d’inclure dans le CSP, des professions sans tarifications administrées de leurs actes. L’Etat, pour des raisons financières que tout le monde connaît, ne veut pas élargir le panier de soins pris en charge par l’Assurance Maladie. Mais le Ministère de tutelle est obligé d’assurer son rôle réglementaire. Il doit concilier son rôle de garant de la santé publique et des finances publiques.
Afin d’y parvenir, on assiste depuis quelques années, à un transfert des dépenses de santé en direction des ménages, soit en ne remboursant plus certains médicaments par exemple, soit par l’intermédiaire de participations forfaitaires (augmentation du forfait hospitalier) ou de contrats responsables des assurances complémentaires (AC).
L’Etat a donc tout intérêt à laisser se développer l’exercice de professions œuvrant dans le domaine de la santé sans les codifier dans la IV° partie du CSP, afin de créer de manière imperceptible, un transfert des dépenses vers les ménages ou les AC .
C’est évidemment le cas en ce qui concerne les troubles musculo-squelettiques avec l’ostéopathie et la chiropraxie.

Le champ de compétence de l’ostéopathie est bien celui de la Santé, et plus particulièrement lorsque le pronostic vital n’est pas mis en jeu. On peut affirmer que l’ostéopathie est une profession de santé sans risquer de voir un jour ses actes nomenclaturés. D’ailleurs, les pays qui ont réglementé l’ostéopathie l’ont réglementé en tant que profession de santé.

Il s’agit de désamorcer ce qui est en train de s’organiser, de lutter contre une échéance à court terme car le nouveau contexte concurrentiel déloyal pourrait bien faire baisser le niveau de la profession dans son ensemble.
Si l’ostéopathie devient une profession de santé il y a fort à penser que l’enseignement évoluera, certains établissements de formation sont d’ailleurs déjà en train de mettre en place des démarches d’universitarisation. Probablement que les 60 établissements actuels ne pourront pas tous proposer ce cursus.

Ces nouvelles orientations sont toutes destinées à affirmer notre volonté de voir réglementer une profession spécifique, maîtresse et responsable de ses décisions.
Le code de la santé publique (CSP) détermine le champ du droit de la santé publique. Il met en place des règles juridiques qui s’appliquent à l’organisation et à la délivrance des actes de prévention et de soins donnés aux personnes. Si tel est le souhait de la profession, de voir l’ostéopathie codifiée dans le CSP ; encore une fois c’est à chacun d’entre nous de mener cette réflexion, il faudra qu’elle accepte d’être organisée selon les normes françaises.



Les masques sont tombés. Agissons

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L'ostéopathie est, semble t'il, en crise. Ce terme bien que très en verve actuellement n'est cependant pas employé à bon escient. Le qualificatif qui définirait littéralement la situation actuelle de notre profession est celui de désappointement. Les "instances dirigeantes" du POF sont en effet décontenancées face au raz de marée des nouveaux professionnels et à l'attentisme du législateur. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 600% d'augmentation du nombre de nos confrères depuis la reconnaissance du titre d'ostéopathe.

Le plus dommageable face à ce constat, est la passivité de ces mêmes instances qui préfèrent entretenir leur guerre de clochers plutôt que de travailler conjointement pour les professionnels qu'elles représentent. Ce début d'année 2012 a vu (enfin) les masques tomber. La plateforme d'actions concertées (PAC), créée non pas pour mutualiser les efforts, mais pour s'opposer à la naissance de la FFO, n'est plus. Elle a laissé place au terme "GFIO et ROF".

Le ROF a d'ailleurs perdu près de 30% de ses adhérents depuis 2010 dont des personnages importants du paysage ostéopathique (Marianne Montmartin, présidente du ROF de 2009 à 2010, Pascal Javerliat, président du ROF de 2002 à 2009, Jean Fancello, président actuel du SNOF,…).
Le GFIO soutient quant à lui une position radicalement opposée à la proposition de loi Debré sans lui proposer quelconque alternative, proposition qui a pourtant le mérite de nous être favorable pourvu que son Haut Conseil soit composé majoritairement d'ostéopathes à pratique exclusive.
La FFO pendant ce temps, par ses actions (envoi de cartes postales et autres sollicitations de nos dirigeants politiques, organisation de manifestations) tente de faire évoluer le paysage ostéopathique. Souhaitons que ses actions portent rapidement leurs fruits avant de les juger trop précocement.

Rés0sté0 fait également évoluer la situation de l'Ostéopathie en France, en mettant cependant de côté une attitude de constante opposition trop souvent utilisée face aux pouvoirs publics, mais en privilégiant celle de la conciliation.

Le Ministère de la Santé a délivré depuis 2007 le titre d'ostéopathes à plus de 17000 professionnels, issus de formation au niveau hétérogène. Rés0sté0 est donc ouvert à l'ensemble de ces professionnels, s'ils défendent des objectifs clairement définis .

Le Ministère du Travail, sur la cinquantaine d'établissements de formation initiale, a permis à dix d'entre eux d'obtenir la certification du titre professionnel d'ostéopathe qu'ils délivrent comme un titre de niveau 1 par le RNCP, niveau de formation équivalent en terme d'autonomie professionnelle à celui de Master II (Bac + 5). Cette obtention exclut de fait les établissements se contentant des minimas réglementaires. Rés0sté0 soutient ainsi l'obtention de cette certification professionnelle et souhaite que Monsieur Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé harmonise les réglementations prises par les ministères dont il est en charge.

Si vous partagez cette prise de position ambitieuse pour notre profession, rejoignez les plus de 450 membres qui ont effectué un clic ici en seulement deux mois.



vœux 2012

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2002-2012.
Dix années de reconnaissance du titre d’ostéopathe.
A l’époque, nous étions 2300. Cette année, ce ne sont pas moins de 2300 étudiants en ostéopathie qui vont devenir professionnels. Une augmentation de 16% du nombre de praticiens en un an. Une augmentation de plus de 600% en dix ans.

Il ne tient qu’à chaque ostéopathe de défendre notre profession pour que la situation cesse de s’enliser un peu plus chaque année. Derrière les objectifs clairement définis de Rés0sté0, ce n’est pas le fait d’avoir plus de 400 inscriptions de professionnels en seulement un mois et demi d’existence dans le POF qui importe, mais bien celui de s’apercevoir que ce paysage est en mutation. Les professionnels attendent autre chose que ne parviennent pas à leur apporter les structures confortablement installées. Rés0sté0 est né de cette prise de conscience.

En effet, comme nous le rappelions dès notre première communication, le temps n’est plus à l’opposition, stérile, mais à la conciliation, constructive. Certaines associations semblent l’avoir compris. Notre profession nécessite des actions concrètes, avec une obligation de résultat. Dans cette idée, l’invitation du Pr DEBRE fin décembre 2011, ne peut être que saluée, ainsi que la présence de la FFO (dont le SFDO) et du ROF à cette réunion officielle.

Les membres de la « PAC », dont malheureusement les actions concertées ressemblent de plus en plus à une peau de chagrin, fustigent cette rencontre, alors que l’un de leur membre était présent. De là à dire qu’il s’agit uniquement d’une déception de ne pas être sur la photo, il n’y a qu’un pas. Que nous n’hésitons pas à franchir. Il suffit d’ailleurs de lire les précisions apportées par le Pr DEBRE suite à cette agitation pour s’en convaincre.

Faisons en sorte de soutenir la FFO et le ROF dans cette démarche. Comme nous devons faire en sorte que le rapport de l’IGAS soit enfin publié, et que la requête du SNOF concernant le partage du titre porte enfin ses fruits.

La PdL Debré n’est pas parfaite, mais elle a le mérite d’exister et d’être modulable. Il est urgent d’édicter les mesures nécessaires à l’encadrement de l’exercice d’une profession d’ostéopathe. La seconde version de sa proposition de projet de loi en 2011 a tenu compte, en partie, des modifications souhaitées par l’ensemble des associations interrogées en 2010. Sa similitude avec les objectifs de Rés0sté0 est évidente :

  • La reconnaissance de l’ostéopathie comme profession de santé
  • La reconnaissance d’une formation au niveau Master 2
  • La création d’une haute autorité administrative indépendante

Ne nous rendons pas coupable d’indulgence à l’égard de la majorité des ASP, via leur l’inaction et de la non prise en compte de l’intérêt général.

Dans l’esprit du public comme dans celui de nombre de nos hommes politiques, l’ostéopathe fait partie à part entière du paysage de santé. Scellons dans le marbre ce statut. S’il était insupportable de lire, jusqu’en 2011, que l’ostéopathie était encore un art, faisons en sorte qu’en 2012 l’ostéopathie devienne officiellement une profession.

Meilleurs vœux à tous.

Bertrand Bouriaud et Thomas Schmit, pour Rés0sté0


Déjà un mois et après ?

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Un mois après son lancement, Rés0sté0 compte près de 400membres. 400 ostéopathes qui partagent des objectifs communs et ambitieux pour la profession.

Afin de lever les quelques doutes que certains auraient encore, nous avons créé une rubrique« foire aux questions » (FAQ) afin de répondre aux interrogations qui nous sont posées régulièrement.



On parle de nous, membres de Rés0sté0

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Le 12 novembre dernier, Rés0sté0 a vu le jour dans le paysage ostéopathique français.

Ce réseau professionnel des ostéopathes a pour objectifs :

  • La reconnaissance de l'ostéopathie comme profession de santé : comment pourrait-on aujourd’hui avoir une ambition différente?
  • La reconnaissance d'une formation au niveau Master 2 : n’est il pas urgent d’uniformiser à un haut niveau la formation proposée par les établissements de formation en ostéopathie ? Peut on se permettre de continuer à stigmatiser nos confrères formés insuffisamment en 3ans, ou au contraire devons nous leur faire prendre conscience des biais de leur formation, les convaincre de nous rejoindre et de défendre nos objectifs ?
  • La création d'une haute autorité administrative indépendante dans laquelle siègera une majorité d'ostéopathes: comment concevoir que l'ostéopathie puisse être réglementée sans la présence de confrères à la table des décisions?

A ce jour, près de 350 d'entre vous ont fait le choix de s'inscrire gratuitement en cliquant sur www.res0ste0.org afin de rejoindre les ostéopathes qui défendent ces objectifs ambitieux pour la profession.

Nous pouvons lire sur leurs sites respectifs, les réactions des différentes ASP face à cet outil novateur dont le formidable potentiel de rassemblement leur fait craindre de perdre des cotisations. Que leurs trésoriers soient rassurés, Rés0sté0 n’est et ne sera pas une énième ASP, et n'a aucune ambition mercantile. Jamais un ostéopathe ne devra verser le moindre euro pour s'inscrire ou utiliser l'image de Rés0sté0.

Si vous partagez le même avis, et souhaitez défendre les mêmes objectifs, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Un simple « clic ».

Bertrand Bouriaud et Thomas Schmit, pour Rés0sté0


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